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Normes et obligations

Ombrières de parking : obligation, surface prise en compte, exonérations

L’obligation d’ombrières de parking impose au gestionnaire d’un parc de stationnement extérieur de plus de 1 500 m² d’en couvrir au moins la moitié avec des ombrières qui produisent de l’énergie renouvelable.

La surface qui compte

Le seuil de 1 500 m² ne se mesure pas sur l’emprise totale du terrain. Sont comptés les emplacements des véhicules et remorques hors voie publique, les voies de circulation, les aménagements et les zones de péage compris entre les entrées et les sorties du parc.

Sont retirés les espaces verts, les aires de repos, les zones de stockage, de logistique, de manutention et de chargement ou déchargement, les parties réservées aux véhicules de transport de matières dangereuses, celles situées à moins de 10 m de certaines installations classées, et les surfaces nécessaires à la conformité d’une installation classée. Les voies empruntées par des poids lourds de plus de 7,5 tonnes sont aussi retirées.

Des seuils différents outre-mer

Le seuil est de plus de 1 500 m² en métropole, en Guadeloupe et en Martinique, de plus de 1 000 m² à La Réunion et de plus de 2 500 m² en Guyane. Les parcs couverts et souterrains ne sont pas concernés.

Parcs en concession et mutualisation

Pour un parc exploité en concession ou en délégation de service public, l’échéance dépend du contrat : 1er juillet 2026 pour un contrat signé ou renouvelé entre le 1er juillet 2023 et le 1er juillet 2026, 1er juillet 2028 pour un contrat signé ou renouvelé ensuite, ou en l’absence de nouveau contrat.

Des parcs voisins appartenant à la même unité foncière (une parcelle, ou plusieurs parcelles d’un même propriétaire) peuvent mutualiser l’obligation par un accord écrit. La surface totale d’ombrières doit égaler la somme de ce que chaque parc aurait dû installer : deux parcs égaux peuvent ainsi se répartir 20 % et 80 %.

Les exonérations économiques, avec leurs seuils

Le coût est jugé excessif quand le montant hors taxes des travaux dépasse 10 % du coût de création ou de rénovation du parc, ou de sa valeur vénale pour un parc existant dont les travaux ne servent qu’à l’obligation. Les recettes de vente d’électricité sur 20 ans, actualisées à 3 %, viennent en déduction. Un appel à manifestation d’intérêt resté sans réponse fait présumer ce coût excessif.

L’ensoleillement est jugé insuffisant quand le coût actualisé de l’énergie produite sur 20 ans dépasse de plus de 1,2 fois le tarif d’achat ou de référence applicable. Une menace sur la viabilité économique du gestionnaire ou sur sa capacité de financement initiale est un troisième motif.

Les autres exonérations

Le décret écarte aussi l’obligation en cas d’impossibilité technique liée au sol (géologie, pente), à l’usage du parc, ou à une aggravation d’un risque naturel, technologique, de sécurité civile ou de sécurité nationale. Sont exonérés les parcs situés dans un site patrimonial remarquable, aux abords d’un monument historique, dans un site classé ou inscrit, dans le cœur d’un parc national, ou sur un terrain protégé par le plan local d’urbanisme.

Un parc déjà ombragé satisfait l’obligation avec un arbre à large canopée pour trois places, répartis sur le parc, ou si ses arbres ombragent plus de la moitié de la surface. Dans une zone d’aménagement concerté, le préfet peut accorder une exemption temporaire de cinq ans, renouvelable une fois pour deux ans au plus.

Prouver l’exonération

Le gestionnaire justifie une exonération par une attestation accompagnée d’une synthèse non technique et, pour les motifs techniques, d’ensoleillement et de coût, d’une étude technico-économique réalisée par un bureau d’études qualifié. Cette étude n’est pas exigée pour les exonérations liées au risque technologique, aux installations classées, aux matières dangereuses ou à la sécurité nationale. Avant toute sanction, le préfet mène une procédure contradictoire.

La formalité d’urbanisme

Depuis le 1er décembre 2024, les ombrières intégrant un procédé de production d’énergie renouvelable relèvent de la déclaration préalable quand leur puissance crête est comprise entre 3 kilowatts et 3 mégawatts, quelle que soit leur hauteur, ou quand elles font moins de 3 kilowatts mais dépassent 1,80 m de haut. Les dates d’échéance, les variantes et le montant des sanctions sont sur la page loi APER.

En chiffres

Exonérations économiques de l’obligation d’ombrières et leurs critères
Motif Critère
Coût excessifTravaux hors taxes supérieurs à 10 % du coût du parc ou de sa valeur vénale, recettes d’électricité sur 20 ans déduites
Ensoleillement insuffisantCoût actualisé de l’énergie sur 20 ans supérieur à 1,2 fois le tarif d’achat ou de référence
Viabilité économiqueTravaux qui compromettent la viabilité ou la capacité de financement initiale du gestionnaire
Ombrage par les arbresUn arbre à large canopée pour trois places, ou plus de la moitié de la surface ombragée

Questions fréquentes

Les quais de chargement entrent-ils dans les 1 500 m² ?
Non. Les zones de manutention, de logistique et de chargement ou déchargement sont retirées de la surface prise en compte, comme les espaces verts et les voies des poids lourds de plus de 7,5 tonnes.
Des arbres existants peuvent-ils remplacer les ombrières ?
Oui, si le parc compte un arbre à large canopée pour trois places, répartis sur sa surface, ou si les arbres ombragent déjà plus de la moitié du parc.
Faut-il un permis de construire pour des ombrières photovoltaïques ?
Entre 3 kilowatts et 3 mégawatts crête, une déclaration préalable suffit, quelle que soit la hauteur. Les règles diffèrent dans les sites patrimoniaux remarquables, aux abords des monuments historiques et dans les sites classés.

Textes officiels vérifiés le . Cette page informe ; elle ne remplace pas l’avis du bureau de contrôle ou de l’administration sur votre projet.

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