Bâtiment industriel · Extension
Extension de bâtiment industriel : ICPE, RE2020, raccord à la production
L’extension d’un bâtiment industriel ajoute de la surface, mais elle modifie souvent aussi l’installation qu’il abrite : si l’activité est classée, le préfet doit en être informé avant les travaux. Une extension de taille suffisante entre aussi désormais dans le champ de la réglementation environnementale RE2020.
Activité classée : prévenir le préfet avant de construire
Pour une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), toute modification de l’installation, de son exploitation ou de son voisinage qui change notablement le dossier est portée à la connaissance du préfet avant sa réalisation, sous les trois régimes : déclaration, enregistrement, autorisation. Si le préfet la juge substantielle, l’exploitant dépose une nouvelle déclaration, une nouvelle demande d’enregistrement ou une nouvelle autorisation. Sous le régime de l’autorisation, une extension qui doit faire l’objet d’une nouvelle évaluation environnementale est d’office substantielle. Les ICPE.
Sources
- Code de l’environnement, article R512-54 (déclaration) (Légifrance, en vigueur depuis le 1er janvier 2016), consulté le
- Code de l’environnement, article R512-46-23 (enregistrement) (Légifrance, en vigueur depuis le 15 avril 2010), consulté le
- Code de l’environnement, article R181-46 (autorisation) (Légifrance, en vigueur depuis le 1er janvier 2024), consulté le
RE2020 : les extensions industrielles concernées
Depuis le 1er mai 2026, les exigences RE2020 s’appliquent aux bâtiments à usage industriel et artisanal dont la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à partir de cette date. Une extension y échappe si elle fait à la fois moins de 150 m² et moins de 30 % de la surface des locaux existants : une extension de 200 m² y entre donc. Restent exclus les locaux dont l’usage impose des contraintes particulières de température, d’hygrométrie ou de qualité de l’air liées à leur usage.
Raccorder l’extension à la production
Une travée ajoutée doit prolonger ce qui fonctionne déjà : même niveau de dalle pour les chariots, même hauteur sous ferme, chemin de roulement du pont roulant poursuivi, réseaux d’air comprimé, de fluides et d’électricité repiqués sur l’existant. L’entreprise relève la charpente et les fondations en place avant de dessiner, et l’ouverture du mur mitoyen se cale sur un arrêt technique de vos lignes. Les seuils de permis, d’architecte et de toiture solaire sont ceux de toute extension de bâtiment professionnel.
Les étapes
- 01
Le besoin de production
Machines à loger, flux, charges au sol, hauteur, ponts roulants, effectif supplémentaire.
- 02
Le relevé de l’existant
Charpente, fondations, dalle, réseaux, dossier ICPE en vigueur.
- 03
Les dossiers
Porter à connaissance du préfet si l’activité est classée, permis de construire avec l’architecte, étude RE2020 si l’extension y est soumise.
- 04
Le chantier
Fondations et structure de l’extension, clos et couvert, puis ouverture vers l’atelier existant pendant un arrêt.
- 05
La réception
Réserves, levée des réserves, plans et dossier des ouvrages exécutés mis à jour.
Questions fréquentes
- Faut-il prévenir le préfet avant d’agrandir une installation classée ?
- Oui si l’extension change notablement les éléments du dossier ICPE : elle est portée à la connaissance du préfet avant sa réalisation. S’il la juge substantielle, il demande un nouveau dossier.
- Une extension d’atelier est-elle soumise à la RE2020 ?
- Oui pour une demande déposée depuis le 1er mai 2026, sauf si l’extension fait à la fois moins de 150 m² et moins de 30 % de la surface existante, ou si l’usage impose des contraintes particulières de température ou d’hygrométrie.
Extension de bâtiment industriel : ICPE, RE2020, raccord à la production
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